04 septembre 2009
* It's a little bit funny this feeling inside. *
Aujourd'hui, je vous l'annonce, va naître de mon esprit dérangé un nouvel article sans utilité aucune. L'envie de vous faire partager quelques pensées s'est en effet insinuée dans mon cerveau, de sorte que je vais dès à présent essayer de mettre en mots certaines idées (ou peut-être, au final, vais-je juste bavarder allègrement sur un sujet quelconque).
Je me faisais, en cette matinée pluvieuse de septembre, temps bien assorti à la rentrée des classes imminente, certaines réflexions à propos de la mort. Pourquoi de si morbides pensées ? Et bien, je suppose que vous n'êtes pas sans avoir remarquer l'espèce d'étrange fascination que je voue à ce concept. Tant est si bien que plusieurs questions me sont venues à l'esprit.
Comment se passe exactement cette inévitable transition ? Sent-on que l'on est en train de cesser d'exister ? Se rend-on compte que tout est fini, ou bien est-ce comme si l'on s'endormait ? Quand on s'endort, on ne le sent pas. Serait-ce une sorte de sommeil infini qui commence là ? Cesse-t-on bêtement d'exister, comme ça, comme on s'endormirait après une longue journée ?
Ou peut-être sent-on notre âme quitter notre enveloppe charnelle ? Est-ce qu'on se sent s'envoler doucement loin de cette Terre ? Voit-on notre corps, les gens qui s'affairent autour ? S'envole-t-on vers un autre monde ? Vers un paradis, un enfer, ou même vers un lieu de transition où l'on stationnerait avant d'être redirigé vers une autre enveloppe ?
Je ne sais pas ce que j'ai ce soir, mes amis, mais je me sens inspirée. Je joue avec les mots et pour une fois, il semblerait qu'ils dansent plutôt bien sous mes doigts, qu'en pensez-vous ? Ainsi, je continue.
Parfois, j'aime à penser que nous sommes surveillés de là-haut. Non par un Dieu ou une quelconque autorité divine, non, je ne crois pas en ces choses-là. Non, je pensais plutôt aux étoiles. Il n'est rien que je préfère contempler que ces charmantes étincelles suspendues au-dessus de nos têtes. J'aime imaginer qu'elles nous voient, nous entendent, nous protègent. C'est stupide ? Certainement. Mais j'avais déjà compris que j'étais un petit peu bizarre. Bref, peu importe. J'aimerais qu'on puisse adresser aux étoiles nos prières. J'aimerais qu'elles puissent les réaliser. Je n'ai que faire des toutes ces constellations inventées par les Hommes, aux formes hasardeuses qu'on ne devine qu'avec beaucoup d'efforts. J'aime regarder les étoiles juste pour la magie qu'elles dégagent. Peut-on m'en blâmer ?
Tu sais, quand t'as vraiment envie d'un truc, tu fermes les yeux, tu le désires très fort ? Dieu, c'est le mec qu'en a rien à foutre.
[ Mac in "The Island" ]
PiXx = by myself
MusiXx = rien ; Le Grand Journal
Quotation = Christian in Moulin Rouge!
* La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. *
Et voici maintenant le livre que j'ai terminé hier soir, encore un Amélie Nothomb, Attentat.
L'histoire : "La première fois que je me vis dans un miroir, je ris : je ne croyais pas que c'était moi. A présent, quand je regarde mon reflet, je ris : je sais que c'est moi. Et tant de hideur a quelque chose de drôle."
Epiphane Otos serait-il condamné par sa laideur à vivre exclu de la société des hommes et interdit d'amour ? Devenu la star - paradoxale - d'une agence de top models, Epiphane sera tour à tour martyr et bourreau, ambassadeur de la monstruosité internationale... et amoureux de la divine Ethel, une jeune comédienne émue par sa hideur.
Mon avis : Je l'ai dévoré en une heure et demie, à peine. Superbe, attendrissant, presque choquant parfois. Bref, j'adore, j'adore, j'adore.
Note : 8,5/10
PiXx = Attentat
MusiXx = Hey you - Pony Pony Run Run
Quotation = Baudelaire
* J'étais fier comme un pied de micro. *
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♫ Ebony Bones!
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♫ The Dead Weather
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♫ Caravan Palace
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♫ Revolver
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♫ Milow
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PiXx = Pony Pony Run Run
MusiXx = Moonwatch - Mike Oldfield
Quotation = SanSeverino
* Comme s'il pouvait y avoir quelque jouissance à créer une chose aussi triste et moche que la vie. *
Cela fait bien longtemps que je ne vous avais pas parlé de mes lectures... Un des derniers que j'ai lu est Hygiène de l'assassin d'Amélie Nothomb, son premier roman.
L'histoire : Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, n'a plus que deux mois à vivre. Des journalistes du monde entier sollicitent des interviews de l'écrivain, que sa misanthropie tient reclus depuis des années. Quatre seulement vont le rencontrer, dont il se jouera selon une dialectique où la mauvaise foi et la logique se téléscopent. La cinquième lui tiendra tête, il se prendra au jeu. Si ce roman est presque entièrement dialogué, c'est qu'aucune forme ne s'apparente autant à la torture. Les échanges, de simples interviews, virent peu à peu à l'interrogatoire, à un duel sans merci.
Extrait : [ Attention, Spoiler ! ]
"J'aurais voulu vous apprendre qu'en étranglant Léopoldine, je lui avais épargné la seule vraie mort, qui est l'oubli. Vous me considérez comme un assassin, quand je suis l'un des rarissimes êtres humains à n'avoir tué personne. Regardez autour de vous et regardez-vous vous-même : le monde grouille d'assassins, c'est-à-dire de personnes qui se permettent d'oublier ceux qu'ils ont prétenduu aimer. Oublier quelqu'un : avez-vous songé à ce que cela signifiait ? L'oubli est un gigantesque océan sur lequel navigue un seul navire, qui est la mémoire. Pour l'immense majorité des hommes, ce navire se réduit à un rafiot misérable qui prend l'eau à la moindre occasion, et dont le capitaine, personnage sans scrupules, ne songe qu'à faire des économies. Savez-vous en quoi consiste ce mot ignoble ? A sacrifier quotidiennement, parmi les membres de l'équipage, ceux qui sont jugés superflus. Et savez-vous lesquels sont jugés superflus ? Les salauds, les ennuyeux, les crétins ? Pas du tout : ceux qu'on jette par-dessus bord, ce sont les inutiles - ceux dont on s'est déjà servi. Ceux-là nous ont donné le meilleur d'eux-mêmes, alors, que pourraient-ils encore nous apporter ? Allons, pas de pitié, faisons le ménage, et hop ! On les expédie par-dessus le bastingage, et l'océan les engloutit, implacable. Et voilà, chère mademoiselle, comment se pratique en toute impunité le plus banal des assassinats. Je n'ai jamais souscrit à cette affreuse tuerie, et c'est au nom de cette innocence que vous m'accusez aujourd'hui, conformément à ce que les humains appellent justice et qui est une sorte de mode d'emploi de la délation."
Mon avis : Décidément, j'adore Amélie Nothomb. C'est toujours aussi délicieusement bizarre, cruel et cynique. J'adore.
Note : 8/10
PiXx = Hygiène de l'assassin
MusiXx = Bang bang - Nancy Sinatra
Quotation = Amélie Nothomb




